Prédication, mardi dans l’Octave de Noël A

30 décembre 2025

Ce qui demuere

Aujourd’hui, le frère Guy Rivard, O.P., analyse avec nous le texte de la première lettre de Saint-Jean, pour nous faire découvrir et identifier pour le bonheur de tous: ce qui demeure pour toujours! 

Ce qui demeure

Prédication

Pour bien saisir l’évangile qui est contenu dans l’extrait de la première lettre de Saint Jean que nous lisons en première lecture de ce jour, il faut l’extraire, bribe par bribe, des mentions des petits enfants, des parents, et des jeunes gens dont elles sont enrobées. Ces catégories de personnes signifient simplement, voici l’évangile que j’adresse à vous tous et toutes, chrétiens, chrétiennes.

Voici ce que ça donne :

Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.

Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement.

Vous avez vaincu le mauvais.

Vous connaissez le Père.

Vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous.

Chacune de ces affirmations, si claires, si brèves, prises au sérieux, ne sont-elles pas toutes source de paix, d’entrain, d’espérance?

Suit un enseignement de grande sagesse : N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Car tout ce qu’il y a dans le monde… tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. Or, le monde passe, et sa convoitise avec lui. Mais celui, celle qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours.

Ces paroles seraient à nuancer, mais on comprend instinctivement, je pense, l’essentiel. C’est sagesse que de ne jamais perdre de vue que tout passe, sauf Dieu, et ses bien-aimés, ceux et celles qu’il a créés pour qu’ils soient avec lui pour toujours. Tout le reste, cela passe. Il convient donc de garder toujours en position de priorité, les choses qui demeurent, et tout en appréciant la valeur passante des choses qui passent, ne pas y mettre tout son cœur, tout son espoir de bonheur et de plénitude de vie. Cela est sagesse, pure et simple.

Oui, bienheureux ceux et celles qui ne perdent jamais de vue la différence entre les choses qui passent, et celles qui demeurent. Bienheureux ceux et celles qui tout en sachant identifier le bien qui est réel dans les choses qui passent, et qui savent en user, sont épris en profondeur et en permanence d’une volonté de faire la volonté de Dieu. Car il est bon, et sa volonté est bonne. Quiconque veut communier à la bonté de Dieu veut communier, dès cette vie, à sa volonté, en autant que faire se peut.

Je veux seulement ajouter au message de la première lettre de Jean, vivez ainsi, et vous vivrez heureux, et en paix. De cela, je suis sûr.

Bon temps de Noël!

Fr. Guy Rivard, O.P.

 

PRIÈRE

Nous t’en prions, Dieu tout-puissant :
nous ployons sous le joug du péché
qui depuis longtemps nous tient en esclavage :
donne-nous la délivrance
par l’incomparable naissance en notre chair
de ton Fils unique, Jésus Christ.
Lui qui vit et règne avec toi,
dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.

∞ Amen.