Prédication, vendredi de la 7ème semaine de Pâques

22 mai 2026

Comment est-ce que je t’aime, Jésus ?

Aujourd’hui, Randa El-Chami, étudiante en théologie et animatrice au CéDum, nous propose de faire nôtre la question de Jésus à Pierre « M’aimes-tu ? », afin de réaliser que nous sommes capables de répondre par un « oui » confiant.

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Prédication

Jésus demande à Pierre : « M’aimes-tu plus que ceux-ci ? ». Ce « ceux-ci » peut représenter bien des choses dans nos propres vies : notre confort, nos loisirs, notre travail, ceux qu’on aime, nos désirs, nos besoins, nos distractions, et tout ce que nous plaçons parfois avant Lui. D’une certaine manière, Jésus nous pose à chacun la même question qu’il a posée à Pierre : m’aimes-tu plus que tout cela ?

Souvent, nous Lui répondons comme Pierre : « Seigneur, tu sais que je t’aime. » Tu le sais. Cela ne devrait-il pas suffire ? Comment pourrais-tu ne pas savoir que je t’aime, Jésus ? Pourtant, Pierre fut peiné lorsque Jésus lui posa encore cette question. Combien de fois, nous aussi, pensons-nous que notre amour pour Dieu devrait être évident, reconnu et jamais remis en question ? Comme il est facile de parler d’amour ! Mais l’amour ne se dit pas seulement, il se démontre. Nous sommes appelés à aimer et à agir. L’amour doit devenir action.

Après chacune des réponses de Pierre, Jésus lui confie une mission : « Sois le berger de mes agneaux », « Sois le pasteur de mes brebis », « Sois le berger de mes brebis ». Trois fois, Jésus demande l’amour et, trois fois, il appelle Pierre à exprimer cet amour par une action concrète. Nous pouvons dire que nous l’aimons encore et encore, mais si notre « oui » ne porte pas de fruit, il demeure incomplet.

Remarquons l’action que Jésus réclame : prendre soin de ses brebis. C’est la mise en pratique directe du plus grand des commandements : aimer Dieu et aimer son prochain (Mc 12, 30–31). Il commence par demander à Pierre s’il l’aime et, lorsque Pierre répond oui, Jésus lui demande de manifester cet amour en prenant soin de ses frères et sœurs. Combien de fois oublions-nous que le cœur de notre foi est une relation d’amour : amour avec Dieu et amour avec ceux qui nous entourent ? Tout le reste découle de cette vérité.

Je nous invite donc à regarder au fond de nos cœurs et à nous imaginer à la place de Pierre. Jésus nous pose alors, à trois reprises, cette question : [Nom], m’aimes-tu ?”

Si nous répondons « oui », je nous invite à aller plus loin et à nous demander : “Comment est-ce que je t’aime, Jésus ? Mes fruits reflètent-ils mes paroles ? Est-ce que je t’aime plus que tout cela ?”

Après cette réflexion, peu importe ce que vous découvrez en vous, accrochez-vous à l’amour restaurateur et rédempteur de Jésus. Pierre n’a pas été rejeté à cause de sa faiblesse. Il a été restauré. Après avoir renié Jésus trois fois avant la crucifixion, Pierre reçoit l’occasion de déclarer son amour trois fois après la Résurrection. Jésus le rejoint exactement là où il se trouve, non pas pour l’humilier, mais pour le relever et le racheter. Voilà la tendresse du Christ : Il ne nous abandonne pas parce que notre amour est imparfait. Il descend à notre rencontre, nous restaure et nous invite à recommencer.

Avec Jésus, chaque obstacle, chaque chute et chaque faiblesse peuvent être transformés en occasion de l’aimer plus profondément. Comme nous l’avons fait lors de la montée de la lumière, la nuit avant la veillée pascale au CeDum, nous Lui remettons nos fardeaux, nos fautes et nos faiblesses, avec confiance qu’il peut les transformer en occasions de rédemption et d’amour afin que, lorsque Jésus nous demande « M’aimes-tu ? », nous répondions par un « oui » confiant, sincère et fécond.

Randa El-Chami
Étudiante en théologie et animatrice au CéDum

 

PRIÈRE

Seigneur Dieu,
en glorifiant ton Christ
et en donnant la lumière de l’Esprit Saint,
tu nous ouvres les portes de la vie éternelle ;
fais qu’en participant à une telle grâce,
nous soyons plus dévoués à te servir
et obtenions une plus grande foi.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi,
dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.

∞ Amen.