Homélie, mardi de la 6ème semaine de Pâques

7 mai 2024

Un départ et une promesse

Aujourd’hui, Gustavo Adolfo Garay Ortega s’émerveille de la présence de l’Esprit Saint, du Paraclet que Jésus nous a envoyé pour nous accompagner, nous soutenir et nous aimer.

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Commentaire

Dans les derniers jours, nous avons écouté Jésus insister sur son invitation aux disciples à « demeurer dans son amour ». En parlant ainsi, il introduit peu à peu son message d’adieu. Bouleversant! D’un côté, Jésus invite à rester avec lui, pas seulement pour un séjour temporaire mais bien pour demeurer avec lui pour toujours, et de l’autre, il annonce qu’il s’en va, qu’il retourne auprès du Père. Déchirant! Tout départ émeut profondément, peu importe les circonstances. Même si parfois une séparation est bénéfique pour tout le monde, car il y aura du temps et de l’espace pour prendre du recul face à une situation difficile et intenable, cela n’est ni facile ni évident pour personne.

À ce sujet, Jésus rassure les siens : « Il vaut mieux que je m’en aille ». Jusqu’à maintenant, quand Jésus parlait de son départ, il évoquait son retour vers le Père. Ce retour au Père est la ratification de la justice miséricordieuse de Dieu manifestée dans la mort et la résurrection du Christ. Ce départ ne peut être que bon pour lui, mais il l’est aussi pour nous, car la mission du Ressuscité prend alors une autre dimension : l’accomplissement de la promesse du Paraclet.
Jésus ne sera plus physiquement avec les disciples ; il n’est plus là physiquement aujourd’hui auprès de tous ceux et celles qui suivent ses traces, mais il ne laisse pas ses disciples seuls pour autant. « Si je pars, je vous enverrai le Défenseur ». Maintenant, ce n’est plus Jésus qui est là, mais le Défenseur, l’Esprit-Saint!

Au cours des siècles, c’est l’Esprit Saint qui va fortifier les disciples pour qu’ils deviennent des témoins d’un amour unique les uns pour les autres et cela malgré les circonstances parfois chaotiques de ce monde. L’Esprit Saint restera, au cœur du temps, le grand souffle de Dieu qui porte jusqu’à nous l’odeur de la Terre nouvelle, une présence dans le temps présent qui annonce et promet en même temps l’éternité. Incroyable!

Oui, c’est une proposition incroyable de Jésus : « Il vaut mieux que je m’en aille ». Nous sommes vraiment gagnants, même si, d’une manière, Jésus est absent. Grâce à l’Esprit Saint, il reste présent d’une autre façon, d’une manière plus intime, plus révolutionnaire et plus restauratrice. L’Eucharistie en est la preuve, source et sommet de la vie chrétienne, grâce à l’Esprit! Il est donc vrai qu’il vaut mieux que Jésus parte pour que l’Esprit Saint nous aide véritablement à identifier de quel amour le Père et le Fils nous aiment. Il continue ainsi l’instauration du Règne des Cieux ici-bas, sur cette terre qui a tant besoin d’amour.

Face aux séparations, demandons donc l’Esprit-Saint d’éclairer en nous les choix à prendre!

Gustavo Adolfo Garay Ortega

 

PRIÈRE

Dieu de puissance et de miséricorde,
donne-nous d’avoir vraiment part
à la résurrection du Christ, ton Fils.
Lui qui vit et règne avec toi,
dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.

∞ Amen.