7 mai 2024
Un départ et une promesse
Aujourd’hui, Gustavo Adolfo Garay Ortega s’émerveille de la présence de l’Esprit Saint, du Paraclet que Jésus nous a envoyé pour nous accompagner, nous soutenir et nous aimer.

LIVRE DES ACTES DES APÔTRES (16, 22-34)
En ces jours-là, dans la ville de Philippes, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade. Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près. Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient. Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent.
Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort. Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. » Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? » Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison. À l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies. Aussitôt, il reçut le baptême avec tous les siens. Puis il fit monter chez lui Paul et Silas, il fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.
ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN (16, 5-11)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.
« Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »
Commentaire
Dans les derniers jours, nous avons écouté Jésus insister sur son invitation aux disciples à « demeurer dans son amour ». En parlant ainsi, il introduit peu à peu son message d’adieu. Bouleversant! D’un côté, Jésus invite à rester avec lui, pas seulement pour un séjour temporaire mais bien pour demeurer avec lui pour toujours, et de l’autre, il annonce qu’il s’en va, qu’il retourne auprès du Père. Déchirant! Tout départ émeut profondément, peu importe les circonstances. Même si parfois une séparation est bénéfique pour tout le monde, car il y aura du temps et de l’espace pour prendre du recul face à une situation difficile et intenable, cela n’est ni facile ni évident pour personne.
À ce sujet, Jésus rassure les siens : « Il vaut mieux que je m’en aille ». Jusqu’à maintenant, quand Jésus parlait de son départ, il évoquait son retour vers le Père. Ce retour au Père est la ratification de la justice miséricordieuse de Dieu manifestée dans la mort et la résurrection du Christ. Ce départ ne peut être que bon pour lui, mais il l’est aussi pour nous, car la mission du Ressuscité prend alors une autre dimension : l’accomplissement de la promesse du Paraclet.
Jésus ne sera plus physiquement avec les disciples ; il n’est plus là physiquement aujourd’hui auprès de tous ceux et celles qui suivent ses traces, mais il ne laisse pas ses disciples seuls pour autant. « Si je pars, je vous enverrai le Défenseur ». Maintenant, ce n’est plus Jésus qui est là, mais le Défenseur, l’Esprit-Saint!
Au cours des siècles, c’est l’Esprit Saint qui va fortifier les disciples pour qu’ils deviennent des témoins d’un amour unique les uns pour les autres et cela malgré les circonstances parfois chaotiques de ce monde. L’Esprit Saint restera, au cœur du temps, le grand souffle de Dieu qui porte jusqu’à nous l’odeur de la Terre nouvelle, une présence dans le temps présent qui annonce et promet en même temps l’éternité. Incroyable!
Oui, c’est une proposition incroyable de Jésus : « Il vaut mieux que je m’en aille ». Nous sommes vraiment gagnants, même si, d’une manière, Jésus est absent. Grâce à l’Esprit Saint, il reste présent d’une autre façon, d’une manière plus intime, plus révolutionnaire et plus restauratrice. L’Eucharistie en est la preuve, source et sommet de la vie chrétienne, grâce à l’Esprit! Il est donc vrai qu’il vaut mieux que Jésus parte pour que l’Esprit Saint nous aide véritablement à identifier de quel amour le Père et le Fils nous aiment. Il continue ainsi l’instauration du Règne des Cieux ici-bas, sur cette terre qui a tant besoin d’amour.
Face aux séparations, demandons donc l’Esprit-Saint d’éclairer en nous les choix à prendre!
Gustavo Adolfo Garay Ortega
PRIÈRE
Dieu de puissance et de miséricorde,
donne-nous d’avoir vraiment part
à la résurrection du Christ, ton Fils.
Lui qui vit et règne avec toi,
dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.
∞ Amen.